Dernière modification : 25-09-2015

Alan Wake

Alan Wake est l'un des jeux Xbox 360 s'étant le mieux vendus en 2010. Au début de 2011, on disait que plus d'un million d'exemplaires avaient été achetés. Mais c'est sans savoir cela que j'ai décidé d'acheter ce jeu en même temps que Gears of Wars et Prince of Persia, que j'ai eu tous les 3 à prix réduit. J'ai essayé les deux autres jeux avant d'essayer Alan Wake. Je conservais quelques appréhensions. Si j'avais bien aimé Silent Hill lorsque je l'avais eu sur PlayStation il y a plus de dix ans, j'ai boudé Alan Wake de nombreux mois avant de céder.

Je crois que le fait d'avoir essayé et aimé Left 4 Dead m'a rendu plus réceptif à ce jeu. Mais aussi, il semble que ces temps-ci je suis dans une période de recherche ludique. Cela m'a fait acheter beaucoup de jeux en peu de temps. Heureusement, la plupart étaient d'anciens titres maintenant vendus à 40 $ ou moins, et je crois que le dernier jeu acquis, Alan Wake, a su combler un indéfinissable besoin ludique.

Je ne peux cependant pas dire que ce soit le meilleur jeu auquel j'ai joué. Mais, j'y ai consacré deux nuits où j'ai eu du mal à... « faire une pause ». L'histoire est très prenante. Encore plus que celle de Left 4 Dead auquel j'ai consacré aussi quelques nuits. Je n'ai jamais été réellement fan de jeux de type « surivival horror », comme nos amis français appellent ça. Mon intérêt dans Resident Evil et Silent Hill était plus motivé par l'aspect énigmatique. En cela, Alan Wake fait très bien les choses, et il annonce ses couleurs dès les premières secondes de jeu en citant Stephen King.

Ainsi Alan Wake nous fait vivre l'horreur sans jamais vraiment nous dire pourquoi. OK, il y a bien un épisode intitulé « La vérité », mais cela ne sert qu'à combler un vide dans l'histoire. Le mystère reste entier jusqu'à la fin, et au-delà. J'ai commencé le premier contenu additionnel (que j'ai eu gratuit grâce à un code inclus avec mon exemplaire du jeu) dès que j'ai eu fini le jeu, mais j'ai arrêté après le premier groupe d'ennemis, je fus tanné de devoir éclairer les ennemis un bon bout de temps avant de pouvoir les blesser avec le pistolet.

C'est un concept assez innovateur que nous propose Alan Wake. En effet, les ennemis sont protégés par des ténèbres qu'il faut bruler avec une lampe de poche. Un bruit de détonation se fait entendre lorsque l'ennemi est propre et c'est seulement là qu'on peut user d'une arme à feu. Alan Wake propose cinq armes à feu que l'on trouve au gré de nos explorations. Cela s'accompagne d'objets éclairants divers. Je ne vais quand même pas tout dévoiler.

Quoique, si vous êtes arrivés ici après une recherche dans Google, si devez déjà en savoir beaucoup sur le jeu et son histoire. Pour ma part, j'ai été captivé dès les premiers instants de jeu par le fait que le personnage principal, Alan Wake, raconte son histoire. Par exemple, j'ai bien ri lorsque dans la première partie, après l'accident, j'ai décidé de revenir vers le tunnel et que le personnage a dit « J'ai décidé de rebrousser chemin, mais la route était barrée » ou un truc du genre. Presque tout le long du jeu, notre personnage parle et raconte ce qu'il fait, ou il nous dit pourquoi il ne peut pas faire ce qu'on tente de faire.

La majeure partie du jeu se passe la nuit. Un ami voyant mon personnage se promener avec une lampe de poche a dit « Il doit y avoir des morts-vivants ». Pas vraiment. On appelle les ennemis des possédés. Dans le jeu, le jour, il n'y a aucun ennemi. On rencontre des personnages, on s'entretient avec eux. On explore de beaux paysages. Malheureusement, certains personnages rencontrés le jour deviennent des possédés dès la nuit suivante. Et la nuit, on passe une bonne partie de notre temps à chercher notre chemin entre les arbres. La nuit, les ombres prennent vie. Et lorsque la forêt elle-même semble vivante, on sait qu'il ne faut pas trop trainer dans les parages, au risque de voir apparaitre les possédés.

J'ai quand même quelques critiques à formuler. J'ai mentionné que le fait de devoir éclairer les ennemis plusieurs secondes avant de pouvoir les abattre peut devenir lourd à la longue, je ne m'éterniserai pas là-dessus. Je souhaite aussi mentionner que je n'aime pas qu’on perde notre équipement à tout bout de champ. En fait, cela coïncide probablement avec les fins de chapitres. Pendant tout le début du jeu, j'accumulais les armes et les munitions. Je les réservais pour plus tard. Mais finalement je n'ai jamais pu m'en servir.

C'est sûr qu'ils font la même chose à divers moments dans Halo Reach, par exemple. Mais dans un FPS organisé en différentes missions, c'est un peu plus normal. Néanmoins, dans Left 4 Dead on ne perd pas les objets trouvés dans les zones précédentes. Je ne crois pas que l'on perdait notre équipement dans Silent Hill non plus. Toutefois, le scénario d'Allan Wake justifie cette perte d'équipement. Enfin, parfois c'est un peu boiteux, mais quand même.

Bref, ce fut une expérience de jeu très intéressante. Il est possible que je me laisse plus facilement tenter pour la suite...

 

© Tulip Vorlax